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Rwanda
Mémoire à travers mille collines
Artiste : Gheorghe Virtosu
Catalogue : L’Art du Monde
N° de catalogue : 092/249
Source du tirage : Extrait d’ADN divin, 2016 (huile sur toile)
Technique : Impression en édition limitée
Édition : 1/1
Authentification : Approuvée et signée au verso par l’artiste.
Classification de l’œuvre : Portrait civilisationnel
Fait partie de L’Art du Monde, un projet d’El Arte Monumental qui explore l’art contemporain, l’identité culturelle et la mémoire visuelle.
Description
La composition est dominée par un bleu intense, avec des formes jaunes et ocres se déployant dans sa large silhouette irrégulière. Des structures linéaires noires coupent verticalement et diagonalement la surface, créant une tension entre de grandes masses arrondies et d’étroites divisions angulaires. De petits carrés colorés, des ovales isolés et un passage vert pâle interrompent la densité. L’impasto épais unifie ces éléments contrastés par un rythme tactile continu. L’image suggère un paysage de mémoires imbriquées : fragmentées mais maintenues ensemble dans un champ visuel fortement connecté.
Contexte culturel
Le Rwanda se situe dans la région des Grands Lacs d’Afrique de l’Est, paysage densément peuplé de hauts plateaux, de lacs et de montagnes volcaniques. Un royaume rwandais centralisé s’est développé au fil des siècles avant que les dominations coloniales allemande puis belge ne transforment les structures sociales et identités existantes. L’indépendance intervint en 1962. Le génocide de 1994 contre les Tutsi, au cours duquel des Hutu modérés et d’autres personnes furent également tués, demeure une profonde rupture historique, suivie d’une reconstruction et de transformations sociales et économiques considérables.
La culture rwandaise est principalement façonnée par le kinyarwanda, parlé dans tout le pays, aux côtés de l’anglais, du français et du swahili. Poésie orale, récit, danse et musique ont longtemps porté la mémoire historique et sociale. La vannerie et les formes tressées se distinguent particulièrement par leur géométrie disciplinée, tandis que les arts visuels, le design, la littérature et le cinéma contemporains sont devenus d’importants espaces d’examen de la mémoire, de l’identité et du renouvellement.
Contexte de l’exposition
Une grande courbe bleue semblable à une tête rencontre des passages jaunes et verts; des yeux ronds se logent dans un intérieur finement divisé. Le génocide de 1994 au Rwanda et les années de reconstruction rendent insuffisante toute lecture facile d’une harmonie des couleurs. On peut voir un corps formé de parties qui se coupent nettement, tenu ensemble sans cacher ses entailles. Ni génocide ni mémorial particulier n’est représenté; le contexte historique demande de considérer avec soin cette apparente unité.