103 / 249

Mongolie

Horizons de la steppe éternelle
Œuvre sur Mongolie par Gheorghe Virtosu, issue de la série Art of the World
Œuvre Titre : Mongolie
Artiste : Gheorghe Virtosu
Catalogue : L’Art du Monde
N° de catalogue : 103/249
Source du tirage : Extrait d’ADN divin, 2016 (huile sur toile)
Technique : Impression en édition limitée
Édition : 1/1
Authentification : Approuvée et signée au verso par l’artiste.
Classification de l’œuvre : Portrait civilisationnel

Fait partie de L’Art du Monde, un projet d’El Arte Monumental qui explore l’art contemporain, l’identité culturelle et la mémoire visuelle.

Description

L’œuvre est dominée par un rouge intense, traversé de bleu éclatant, de jaune, d’orange et de plus petites zones de turquoise profond. L’impasto lourd donne à la large silhouette arrondie une vigoureuse densité physique. À l’intérieur, de grandes formes bleues courbes enveloppent des passages jaunes aigus et de fines divisions verticales, produisant une forte sensation de circulation. La composition s’étend vers la droite par un long prolongement pointu et de plus petites formes saillantes, tandis que le bord inférieur se fragmente en formes arrondies séparées. Les courbes rencontrent sans cesse les pointes, et la géométrie interne comprimée contraste avec le blanc environnant. Ce mouvement agité vers l’extérieur suggère l’échelle et la mobilité de la steppe, tandis que ses formes interconnectées évoquent la relation durable de la Mongolie entre paysage, mouvement et mémoire culturelle.

Contexte culturel

La Mongolie se situe entre la Russie et la Chine, vaste territoire de steppes ouvertes, du désert de Gobi, de montagnes et de ciels immenses. Son histoire fut transformée au XIIIe siècle par Gengis Khan et l’Empire mongol, qui créèrent des connexions sans précédent à travers l’Eurasie. Plus tard façonnée par le bouddhisme tibétain et la domination Qing, la Mongolie déclara son indépendance au début du XXe siècle, devint une république socialiste en 1924 puis effectua une transition pacifique vers la démocratie après 1990. L’identité mongole demeure fortement liée aux traditions nomades pastorales et aux rythmes des déplacements saisonniers. La langue mongole, le récit épique, le chant diphonique, la vièle à tête de cheval et les traditions du Naadam — lutte, tir à l’arc et équitation — possèdent une profonde signification culturelle. Fabrication du feutre, broderie, peinture et sculpture bouddhiques coexistent avec littérature, musique, cinéma et arts visuels contemporains.

Contexte de l’exposition

Un corps rouge arrondi renferme des formes bleues et orange; une longue pointe avance depuis l’avant. L’histoire des steppes et la grande étendue de l’Empire mongol donnent du poids à ce mouvement loin d’un centre compact. La créature paraît à la fois concentrée et expansive: un petit intérieur produit des directions qui le dépassent largement. Ni cheval ni carte ne s’impose avec certitude. La tension entre noyau retenu et distance ouverte fait sa force.